— Dictionnaire des tapis · Ouzbékistan
Au cœur des routes de la soie, le tapis ouzbek mêle l'héritage des nomades turkmènes aux influences persanes et chinoises de ses villes-oasis. Rouge profond, bleu, crème ; nouage ou tissage plat ; et trois noms de légende : Boukhara, Khiva, Samarcande.
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I · L'oasis aux mille coupoles
Boukhara a donné son nom aux tapis à güls les plus diffusés du monde — sans en tisser elle-même : la ville était le grand marché où les tribus turkmènes écoulaient leur production. Ses propres ateliers excellent dans les suzani (tentures brodées de soie) et les tapis noués aux motifs réguliers, souvent confondus avec leurs cousins turkmènes.



II · Oasis du Kharezm
Aux portes du désert, Khiva tisse léger : kilims et tapis plats aux dessins géométriques nomades, parfaits pour une utilisation pratique. Des pièces de vie, sobres et authentiques, dans les teintes naturelles des steppes.
III · La perle de Tamerlan
Capitale de Tamerlan et carrefour des mondes, Samarcande métisse tout : motifs persans, médaillons chinois, grenades et disques solaires sur des fonds rouges ou safran. Ses tapis anciens — souvent tissés au Turkestan oriental voisin et vendus ici — sont très recherchés des décorateurs pour leur exotisme doux.
— Histoire
L'Ouzbékistan, c'est la route de la soie faite pays : Boukhara, Khiva et Samarcande furent pendant mille ans les caravansérails du monde. Le tapis y est partout — au sol, sur les coffres, en tentures suzani brodées — et porte la double empreinte des nomades turkmènes et des ateliers persans.
Ironie de l'histoire : les célèbres « tapis Boukhara » ne sont pas tissés à Boukhara — la ville était le grand marché où les tribus turkmènes vendaient leurs tapis à güls, qui prirent le nom du comptoir. L'Ouzbékistan n'en garde pas moins ses propres traditions : kilims de Khiva, pièces métissées de Samarcande, et l'étonnant julkhyrs, le tapis « peau d'ours » à longues mèches des steppes.
Cherchez le métissage : des güls turkmènes, mais traités plus librement ; des teintes de steppe — rouge garance, crème, bleu — réchauffées de safran ; et souvent le tissage plat des oasis. Les suzani, eux, se reconnaissent au premier regard : ce sont des broderies de soie sur coton, pas des tapis noués.
Fondé en 1950, l'atelier Tapis Boeuf entretient tapis et textiles d'Asie centrale. Le nettoyage des tapis d'Orient se fait à la main, au bain, dans le respect des teintures végétales ; kilims et suzani fragiles bénéficient d'un protocole doux. Déchirure, franges, lisières : la restauration artisanale intervient à l'identique. Et notre expertise date et authentifie vos pièces — avis verbal gratuit.
Devis gratuit →Pas forcément : « Boukhara » désigne historiquement les tapis à güls des tribus turkmènes, vendus sur le marché de Boukhara. Aujourd'hui, la plupart des Bokhara du commerce sont tissés au Pakistan. Les pièces ouzbèkes authentiques existent, mais sont plus rares.
Une tenture d'Asie centrale brodée de soie sur coton — grenades, rosaces, rinceaux — traditionnellement préparée pour la dot des jeunes filles. Boukhara et Samarcande en produisent les plus beaux exemples.
Dépoussiérage doux, jamais de détachant ménager sur les teintures végétales, et nettoyage artisanal à la main tous les 3 à 5 ans. Les tissages plats et broderies exigent un protocole encore plus doux que les tapis noués.
Continuer la lecture du dictionnaire des tapis d'Orient — ou découvrir le tapis turkmène et le tapis afghan.