Cartel · Atelier Boeuf
Nettoyage de tapis
Photo · Atelier Sartrouville
Spécialité 01
Nettoyage de tapis dans le Maine-et-Loire
Un nettoyage de tapis part de 50 € le m² en laine et de 89 € le m² en soie ; la surface, la fibre et l'encrassement réel font ensuite le détail du devis.
Un tapis ne se nettoie pas chez son propriétaire, et aucun tapis ne passe en machine. Il faut des bassins, de l'eau en quantité et un sol plat pour sécher sans plier — trois choses qu'un appartement d'Angers ou une longère du Baugeois n'a pas. Tout se passe donc à l'atelier, un tapis après l'autre, et vous ne déplacez rien : nous passons le prendre.
Avant l'eau, il y a le battage, et c'est l'étape qui décide de tout le reste. Un tapis de trois mètres carrés retient un kilo de poussière sans que rien ne se voie, et cette poussière-là est un minéral coupant, pas une salissure. Tant qu'elle dort au fond du velours, un bain se contente de la diluer et de la redéposer.
L'eau du bassin reste très froide pour une laine, autour de zéro degré. Chauffée, la fibre feutre, et un velours feutré ne revient jamais. Le bain penche légèrement du côté acide, entre 5,5 et 6 de pH, parce que la laine est une fibre protéique — la même famille que le cheveu — et que l'alcalin l'attaque. Le savon est cuit ici même, végétal, dosé selon la matière ; aucun produit de grande surface n'entre dans un bassin.
Une soie suit un autre chemin. On éprouve d'abord la tenue des couleurs au coton blanc humide, appuyé quelques secondes sur une réserve cachée du bord : ce qui monte sur le coton monterait dans l'eau. Le bain se règle ensuite autour de vingt degrés, et le séchage à plat demande cinq à dix jours quand une laine courante sèche en 72 à 96 heures. Le nettoyage d'un tapis en soie a sa page, tant le protocole s'écarte du reste.
Deux choses reviennent souvent d'ici, et ce ne sont pas des taches. L'humidité d'abord : le tuffeau boit et rend l'eau, les caves creusées dans le coteau vivent à hygrométrie constante, et un tapis rangé dans une pièce basse prend une odeur de moisi qui n'est pas une salissure de surface mais une colonisation de la fibre. Ni le shampooing sec, ni l'aération, ni la bombe désodorisante n'en viennent à bout ; le bain, oui, à condition que le séchage aille jusqu'au bout — un tapis remis en place à demi sec repart pour un tour complet. La poussière de travaux ensuite, celle des maisons de bourg qu'on reprend pièce par pièce : fine, claire, elle descend au fond du velours comme du sable et se bat à sec avant tout bain.
Le bain ne fait pas tout. Chaque tache se traite avant l'eau, une par une : un vin de Loire ne s'enlève pas comme un café, une coulure de bougie pas comme une auréole animale, et une marque installée depuis dix ans demande plusieurs passages. C'est le poste le plus lent du métier, celui qu'aucune machine ne remplace, et souvent celui qui décide de ce qu'un vieux tapis peut redevenir.
Quand l'eau vient d'un sinistre plutôt que d'un bassin, nos devis de nettoyage sont agréés par les compagnies d'assurance, chaque tapis reçoit son propre dossier, et il reste assuré de sa prise en charge à sa livraison.
Le tapis vous revient peigné, franges remises droites. Comptez trois à quatre semaines en général, davantage pour un grand format, pour une soie ou pour une pièce sortie d'un dégât des eaux. Le traitement antimites est proposé à chaque nettoyage : à base de cèdre et de lavande, appliqué seulement si vous le demandez, il protège cinq à sept ans environ.
Le nettoyage de tapis dispose d'une page à part pour Angers. Ailleurs — dans le Choletais, le Baugeois, le Saumurois ou les Mauges — c'est cette page-ci qui répond, et le prix ne bouge pas d'une commune à l'autre : il tient à la matière, à la surface et à l'état du velours, jamais à l'adresse. Une photographie du tapis entier, une autre de ce qui vous gêne, et vous recevez votre devis gratuit sous 48 h ; le prix est fixé avant que nous passions prendre le tapis.
