Où le velours s’use, dans la métropole
L’usure se concentre dans les couloirs des maisons citadines et les vestibules des demeures du Vieux-Lille, édifiées aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle affecte également les salons de réception des villas de Lambersart et des maisons de Roubaix ou de Croix, partout où les passages se multiplient.
Un tapis chiné à la Braderie de Lille, début septembre, mérite un examen attentif avant son installation. Comme sur tout tapis ancien, plusieurs signes indiquent qu’une réparation devient nécessaire : franges abîmées ou manquantes, lisières ouvertes, trous, usures ou zones transparentes.
Un tapis qui gondole, des taches anciennes, des auréoles ou des traces d’insectes réclament également l’examen d’un restaurateur diplômé.
Même usé jusqu’à la trame, un tapis reste toujours réparable ; seul le coût de l’intervention peut faire hésiter, et vous décidez après le devis gratuit.
Un tapis qui ondule a généralement perdu de la matière : en s’usant, la laine du velours a emporté une partie de son poids initial. Remis à plat puis relainé, il retrouve sa tenue originelle. Lorsque les ondulations deviennent importantes, l’atelier retisse la zone et pose au dos des ganses, c’est-à-dire des bandes de renfort, ou du cuir.
Sur un tapis ancien très abîmé, l’atelier respecte toujours la même chronologie : consolider, nettoyer, puis restaurer. Pour une pièce de plus de cent ans, consultez aussi la page consacrée à la restauration d’un tapis ancien.