Le tapis Kashan est noué à la main à Kashan, ville d'Iran central située entre Ispahan et Téhéran, dont le savoir-faire de tissage est inscrit à l'UNESCO depuis 2010. Son dessin le plus courant réunit un médaillon en ogive, deux pendants et quatre écoinçons, en rouge de garance, bleu indigo et crème. Le tapis Kashan se noue au nœud asymétrique, dit farsi, sur une fondation de coton. Ceux de la galerie Tapis Boeuf sont noués main et teints végétalement.
Kashan noue depuis les Safavides, entre Ispahan et le désert : nous choisissons ces tapis un par un, et nous venons les dérouler chez vous.
Livraison offerteFrance et pays frontaliers
Paiement en 15 foisSans frais · sans dossier
Essayage à domicileLe tapis chez vous avant de décider
Près de 20 000 tapisVisite sur rendez-vous · 7j/7
Nos tapis Kashan
Médaillons Kashan, semis floraux, jardins et boteh, mêlés : chaque pièce porte ses dimensions, sa densité de nouage, sa datation et son prix. Toutes nos pièces ne sont pas encore en ligne.
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Les pièces « sur demande » restent affichées tant qu'aucun prix n'est saisi.
Le schéma que les Persans appellent lachak-toranj, « le coin et le médaillon » : une figure centrale en ogive, deux pendants fleuris qui la prolongent en haut et en bas, quatre écoinçons, les motifs qui viennent remplir les angles. Tout autour court une bordure à cartouches, ces compartiments allongés qui se suivent d'un bout à l'autre. C'est le dessin qui a fait la réputation de la ville, et celui qu'on croise le plus souvent dans la grille.
Dessin II
Médaillon floral
Même construction, dessin plus libre. Le médaillon reste au centre, mais le champ respire davantage et ce sont les rinceaux qui mènent le dessin, ces tiges végétales enroulées qui courent d'une fleur à l'autre. Les palettes sortent aussi de la trinité classique : un camel doré, un vieux rose, deux bleu nuit.
Dessin III
Semis floral
Ici, plus de médaillon : la fleur se répète d'un bord à l'autre, sans point d'arrêt. Un semis se pose donc dans le sens qu'on veut, et le pied d'un canapé n'y coupe aucune figure — ce qui compte quand le tapis vit sous les meubles plutôt qu'au milieu d'une pièce vide. Dans la grille, ces semis vont d'une pièce nouée vers 1920 à des tapis des années 1980.
Dessin IV
Jardin et boteh
Deux pièces à part. La première est un tchahâr-bagh, le jardin persan à quatre parterres : un damier de vingt-huit panneaux, chacun avec son arbre, son vase, sa biche, son paon, son cyprès. La seconde est un semis de boteh, ce motif en goutte dont l'Europe a tiré le dessin cachemire. Aucune des deux ne ressemble à ce qu'on attend d'un tapis Kashan, et c'est précisément ce qui les rend intéressantes. → nos pièces d'avant 1950Phrase de clôture du bloc Le répertoire de Kashan est plus large que ces quatre familles : la ville a aussi noué des arbres de vie peuplés d'oiseaux, des tapis de prière et des tapis à poème. Ce qui est publié ici est ce qui est passé par l'atelier ; le reste attend son tour. ---
Les dessins qu'on croise dans un Kashan
Le schéma que les Persans appellent lachak-toranj, « le coin et le médaillon » : une figure centrale en ogive, deux pendants fleuris qui la prolongent en haut et en bas, quatre écoinçons, les motifs qui viennent remplir les angles. Tout autour court une bordure à cartouches, ces compartiments allongés qui se suivent d'un bout à l'autre. C'est le dessin qui a fait la réputation de la ville, et celui qu'on croise le plus souvent dans la grille.
Même construction, dessin plus libre. Le médaillon reste au centre, mais le champ respire davantage et ce sont les rinceaux qui mènent le dessin, ces tiges végétales enroulées qui courent d'une fleur à l'autre. Les palettes sortent aussi de la trinité classique : un camel doré, un vieux rose, deux bleu nuit.
Ici, plus de médaillon : la fleur se répète d'un bord à l'autre, sans point d'arrêt. Un semis se pose donc dans le sens qu'on veut, et le pied d'un canapé n'y coupe aucune figure — ce qui compte quand le tapis vit sous les meubles plutôt qu'au milieu d'une pièce vide. Dans la grille, ces semis vont d'une pièce nouée vers 1920 à des tapis des années 1980.
Deux pièces à part. La première est un tchahâr-bagh, le jardin persan à quatre parterres : un damier de vingt-huit panneaux, chacun avec son arbre, son vase, sa biche, son paon, son cyprès. La seconde est un semis de boteh, ce motif en goutte dont l'Europe a tiré le dessin cachemire. Aucune des deux ne ressemble à ce qu'on attend d'un tapis Kashan, et c'est précisément ce qui les rend intéressantes. → nos pièces d'avant 1950Phrase de clôture du bloc Le répertoire de Kashan est plus large que ces quatre familles : la ville a aussi noué des arbres de vie peuplés d'oiseaux, des tapis de prière et des tapis à poème. Ce qui est publié ici est ce qui est passé par l'atelier ; le reste attend son tour. ---
Ce sont les compositions qu'on rencontre le plus souvent dans la galerie ; chaque fiche indique la sienne. Toutes nos pièces ne sont pas encore en ligne.
Le nœud asymétrique, ouvert à gauche
Trois mots d'abord, parce que tout le reste en dépend. La chaîne, ce sont les fils tendus dans la longueur du métier. La trame, le fil passé en travers qui vient bloquer chaque rangée de nœuds. Le velours, la surface sur laquelle on marche. Le nœud de Kashan est asymétrique : le brin de laine fait le tour d'un seul fil de chaîne et passe derrière le second. Comme il est ouvert à gauche, il retombe du même côté sur toute la pièce. L'UNESCO l'appelle le nœud farsi. À quelques centaines de kilomètres de là, Tabriz noue symétrique, autour de deux fils. Deux villes du même pays, deux gestes qui n'ont rien à voir. (V&A, notices T.18-1970, T.20-1970 et T.26-1970 ; UNESCO, fiche nº 00383.)
La trame teinte en bleu
Voilà le point le plus utile de cette page, et personne ne l'écrit en français. Sur les trois pièces du V&A, la trame est un coton teint en bleu. Au revers, ou en écartant le velours du bout des doigts, cela donne une fine ligne bleu pâle entre les rangs de nœuds. Le commerce anglo-saxon en fait depuis longtemps le marqueur du vrai Kashan, sans jamais rien mesurer ; ici, trois objets de musée le confirment. Le contrôle ne coûte rien, et vous pouvez le faire ce soir sur votre propre tapis.
La chaîne déprimée, et le grain qu'elle donne au dos
Un fil de chaîne sur deux est tiré vers l'arrière. Les nœuds se serrent alors les uns contre les autres, le velours se dresse au lieu de s'étaler, et le revers prend un grain fin, en côtes, qui se sent sous la paume avant de se voir. Le V&A l'a relevé sur deux de ses trois Kashan (T.18-1970 et T.26-1970). C'est ce qui explique qu'un Kashan bien noué tienne sa courbe là où un tapis à chaîne plate s'étale.
Ce qui change quand le nouage se resserre
Le mécanisme n'a rien de mystérieux : un nouage deux fois plus serré demande deux fois plus de temps de métier. On compte en mois, parfois en années, pour un seul tapis. Ce temps-là se paie, et il se lit sur nos propres pièces.
Un exemple vaut mieux que le tableau. Une pièce de 3,3 m² nouée vers 1920 ressort à 3 403 € le mètre carré, quand un tapis de 12,8 m² de la même galerie tombe à 1 560 € à cette mesure. Le petit format coûte moins cher au total et davantage au mètre carré. La surface fait le prix total ; la finesse et l'âge font le prix au mètre carré. Les deux pèsent, chacun dans son sens.
Ces repères ne sont pas un barème. Un tapis noué main est une pièce unique : l'état, la régularité du nouage et la fraîcheur des couleurs déplacent la valeur d'une pièce à l'autre.
Kashan nº 05
Quatre gestes, tapis déroulé
Les contrôles qu'on fait avec vous, dans l'ordre où on les fait.
IRetourner un coin
Soulevez un angle et regardez le dos. Un tapis noué main y laisse voir son dessin rangée après rangée, avec les petites hésitations de la main qui a noué. La machine, elle, produit un dos parfaitement régulier, et le fabricant y colle souvent une toile qui interdit justement ce contrôle. Trente secondes, et l'essentiel des mauvaises surprises est écarté.
IIChercher la ligne bleue
Écartez le velours, ou regardez le revers entre deux rangs de nœuds. Sur un Kashan, la trame de coton est traditionnellement teinte en bleu, et cela se voit : trois Kashan du Victoria & Albert la portent. Ce n'est pas une preuve à elle seule. C'est un indice sérieux, et il ne coûte rien.
IIICompter sur dix centimètres
Comptez les nœuds sur dix centimètres en largeur au revers, puis sur dix centimètres en hauteur ; multipliez les deux, puis par cent. Vous avez le nombre de nœuds au mètre carré. Pour juger le résultat, un seul étalon suffit : le tapis d'Ardabil, tissé en 1539-1540 et conservé au Victoria & Albert, est à environ 527 000 nœuds au mètre carré. Un tapis courant annoncé au-dessus mérite qu'on le compte plutôt qu'on le croie.
IVRemettre à l'endroit et regarder la lumière
Le rouge de Kashan vient de la garance, une racine : en vieillissant, il va vers le vieux rose, jamais vers le gris. Ce qui doit alerter, c'est une usure trop régulière, un velours devenu dur sous la paume, des franges collées au lieu de prolonger les fils de chaîne. Le temps, lui, use par endroits. Et une dernière chose à demander, toujours écrite : la ville et le pays. Sur nos fiches, la première ligne du tableau porte « Origine — Kashan, Iran ».
IRetourner un coin
Soulevez un angle et regardez le dos. Un tapis noué main y laisse voir son dessin rangée après rangée, avec les petites hésitations de la main qui a noué. La machine, elle, produit un dos parfaitement régulier, et le fabricant y colle souvent une toile qui interdit justement ce contrôle. Trente secondes, et l'essentiel des mauvaises surprises est écarté.
IIChercher la ligne bleue
Écartez le velours, ou regardez le revers entre deux rangs de nœuds. Sur un Kashan, la trame de coton est traditionnellement teinte en bleu, et cela se voit : trois Kashan du Victoria & Albert la portent. Ce n'est pas une preuve à elle seule. C'est un indice sérieux, et il ne coûte rien.
IIICompter sur dix centimètres
Comptez les nœuds sur dix centimètres en largeur au revers, puis sur dix centimètres en hauteur ; multipliez les deux, puis par cent. Vous avez le nombre de nœuds au mètre carré. Pour juger le résultat, un seul étalon suffit : le tapis d'Ardabil, tissé en 1539-1540 et conservé au Victoria & Albert, est à environ 527 000 nœuds au mètre carré. Un tapis courant annoncé au-dessus mérite qu'on le compte plutôt qu'on le croie.
IVRemettre à l'endroit et regarder la lumière
Le rouge de Kashan vient de la garance, une racine : en vieillissant, il va vers le vieux rose, jamais vers le gris. Ce qui doit alerter, c'est une usure trop régulière, un velours devenu dur sous la paume, des franges collées au lieu de prolonger les fils de chaîne. Le temps, lui, use par endroits. Et une dernière chose à demander, toujours écrite : la ville et le pays. Sur nos fiches, la première ligne du tableau porte « Origine — Kashan, Iran ».
Le mot vient d'un homme réel, actif à Kashan à la fin du XIXe siècle, dont l'atelier a relancé la ville. On l'écrit aussi Mohtasham. Aujourd'hui, il désigne un cran de qualité, et il s'appose librement sur à peu près tout Kashan ancien à palette douce. Il n'existe aucune définition contrôlée de ce mot : aucun organisme ne certifie l'attribution, aucune signature ne fait foi. Les marchands qui en vendent décrivent les vrais comme exceptionnellement rares, ce qui devrait suffire à faire lever un sourcil devant la quantité qui circule. Demandez plutôt les dimensions, la densité comptée au dos, la datation, l'état, la matière du velours. La mesure, pas le nom. C'est la même famille que « Ziegler », « Kazak » ou « Serapi ».
Manchester Kashan, le mot qui dit vrai
Le contraire du précédent. Ici, le mot désigne un fait de production : entre 1890 et 1930, Kashan a noué du mérinos filé à Manchester, faute d'une bonne laine locale. Le repère qui ne trompe pas est la date. Les importations ont cessé vers 1930, donc un tapis Kashan des années 1960 ne peut pas être un Manchester Kashan. Un vendeur qui l'écrit se trompe, ou trompe.
Indo-Kashan, Pakistani Kashan, « style Kashan »
Le dessin de Kashan est copié à grande échelle en Inde, au Pakistan et en Chine. Ces tapis sont souvent noués à la main, si bien que la mention « fait main » n'est pas un mensonge : c'est l'origine qui manque. Deux repères. La palette d'abord, les copies pakistanaises tirant d'ordinaire vers les tons pastel quand l'iranien reste sur la garance, l'indigo et le crème. Le préfixe ensuite, qui a l'habitude de sauter dans l'annonce. Une annonce qui répète « Kashan » sans jamais écrire « Iran » mérite la question.
Kashan et Kashmar, deux villes que des centaines de kilomètres séparent
Kashmar est au Khorassan, au nord-est de l'Iran, très loin de Kashan. La ressemblance des noms n'est pas un hasard commercial : vers 1971, les tisserands de Kashmar se sont mis à imiter les dessins de Kashan, alors très demandés, avec un nouage plus lâche et une autre laine (WikiRug — à recouper). Demandez la ville en toutes lettres, et le pays avec.
Le nom, le pays, et ce qu'il faut demander
✓
Kashan d'Iran
Iran
Ce que dit souvent l'annonce« Kashan », parfois « Mohtashem »
Ce qu'il faut demanderLa ville et le pays écrits, la densité comptée au dos
✕
Indo-Kashan, Pakistani Kashan
Inde, Pakistan
Ce que dit souvent l'annonce« Kashan » — le préfixe saute
Ce qu'il faut demanderLe pays de nouage, écrit
✕
« Style Kashan », « Kashan design »
non précisé, souvent une machine
Ce que dit souvent l'annonce« tapis Kashan persan »
Ce qu'il faut demanderLe mode de fabrication : noué main ou non
✓
Kashmar
Iran, Khorassan
Ce que dit souvent l'annonce« Kashan », par confusion de nom
Ce qu'il faut demanderLa ville en toutes lettres
Pays de nouageCe que dit souvent l'annonceCe qu'il faut demander
Kashan d'IranIran« Kashan », parfois « Mohtashem »La ville et le pays écrits, la densité comptée au dos
Indo-Kashan, Pakistani KashanInde, Pakistan« Kashan » — le préfixe sauteLe pays de nouage, écrit
« Style Kashan », « Kashan design »non précisé, souvent une machine« tapis Kashan persan »Le mode de fabrication : noué main ou non
KashmarIran, Khorassan« Kashan », par confusion de nomLa ville en toutes lettres
Kashan nº 09 · une pièce de la galerie, photographiée à l'atelier.
Un Kashan chez Tapis Boeuf
Le parcours d'un tapis
Étape I
Choisi
Chaque tapis est choisi un par un, jamais par lot.
Étape II
Reçu à l'atelier
Il arrive à l'atelier de Sartrouville, fondé en 1950.
Étape III
Dépoussiéré et lavé
Dépoussiéré et lavé à la main à l'atelier.
Étape IV
Vérifié
Contrôlé avant d'être mis en vente.
Étape V
Photographié et publié
Ce n'est qu'après ce passage qu'il rejoint la galerie.
Ce que vous ne trouverez pas ici : du tapis machine, du tufté. Rien que du noué main, teint végétalement.
Ce que comprend un achat
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Essai à domicile
Nous apportons la pièce chez vous et nous la déroulons
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Paiement en 15 fois
Sans frais
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Échange sous 2 ans
Contre une pièce de même valeur, tapis resté en parfait état
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Showroom sur rendez-vous
Pour les pièces affichées « sur demande »
L'atelier a été fondé en 1950 et la maison en est à sa quatrième génération — c'est aussi pour ça qu'on préfère vous montrer un tapis déroulé plutôt que vous l'écrire.
Quatre générations, le même atelier
L'ATELIER
Rien n'entre ici par lot : nous allons voir les tapis et nous les prenons un par un. Chaque pièce passe ensuite par l'atelier de Sartrouville : dépoussiérage, lavage à la main, contrôle du velours et des lisières. Les pièces venues de l'étranger y passent comme les autres, sans exception. La photographie et la mise en ligne viennent après, jamais avant. L'atelier a été fondé en 1950 et en est à sa quatrième génération.
Vous ne trouverez dans cette galerie ni tapis de machine, ni tufté. Du noué main, et rien d'autre, teint végétalement : garance, indigo, écorces. Aucune teinture chimique.
Essai à domicileNous apportons la pièce chez vous et nous la déroulons
Paiement en 15 foisSans frais
Échange sous 2 ansContre une pièce de même valeur, tapis resté en parfait état
Showroom sur rendez-vousPour les pièces affichées « sur demande »
Un tapis Kashan se contrôle d'abord au revers : le dessin s'y lit nœud par nœud, avec de légères irrégularités. Le nœud est asymétrique, ouvert à gauche, et la trame de coton est traditionnellement teinte en bleu — une fine ligne bleu pâle entre les rangs de nœuds, relevée par le Victoria & Albert sur ses trois Kashan. Sur l'endroit, cherchez le médaillon en ogive avec ses deux pendants et ses quatre écoinçons, et la trinité rouge de garance, bleu indigo, crème.
Dans la galerie Tapis Boeuf, les tapis Kashan dont le prix est affiché vont de 5 380 à 21 700 €, et quelques pièces se regardent sur rendez-vous, sans montant en ligne. Ce n'est pas un barème : la finesse du nouage et la surface pèsent le plus, puis l'âge et l'état. Le marché en ligne propose sous le même nom des tapis à quelques milliers d'euros : ni le même choix des pièces, ni le même passage à l'atelier.
Rien de contrôlé. Mohtashem est un nom d'atelier de la fin du XIXe siècle devenu un label de goût : aucun organisme ne le certifie, aucune signature ne fait foi, et il s'écrit aussi Mohtasham. Demandez les mesures à la place — dimensions, densité comptée au dos, datation, état, matière du velours. Aucune pièce de la galerie n'est vendue sous ce nom.
Un Kashan « Manchester » est un tapis de Kashan noué entre 1890 et 1930, dont le velours est en laine mérinos filée à Manchester, en Angleterre, puis teinte sur place. La ville importait cette laine parce que la sienne, en zone désertique, était médiocre. Les importations cessent vers 1930 : au-delà de cette date, la mention devient impossible.
Le tapis Kashan est un tapis de laine, souvent kork, monté sur une fondation de coton, au dessin classique de médaillon en ogive. L'Ispahan, lui, porte le trait d'architecture safavide et ses arabesques ; il se noue le plus souvent en laine kork rehaussée de soie, sur une fondation qui mêle coton et soie. Quant au Ghoum, le plus récent des trois, sa réputation s'est bâtie sur la soie, velours et fondation compris. Même plateau, et des budgets qui n'ont rien à voir.
Les deux existent. Kashan a noué de la soie pour la cour safavide, et les trois Kashan du Victoria & Albert Museum sont en soie sur soie. Les tapis Kashan de la galerie Tapis Boeuf sont en laine, souvent kork — la laine fine prélevée au cou et au ventre de l'agneau, riche en lanoline, d'où son lustre — sur une fondation de coton. Pour la soie, la maison tient une collection séparée.
Non. Kashmar se trouve au Khorassan, au nord-est de l'Iran, à des centaines de kilomètres de Kashan. Les tisserands de Kashmar se sont mis à imiter les dessins de Kashan vers 1971, avec un nouage plus lâche et une autre laine. Les deux noms se ressemblent assez pour qu'une annonce écrive l'un pour l'autre : demandez la ville en toutes lettres.
Quatre choses font la valeur d'un tapis Kashan : la finesse, qui se compte au dos sur dix centimètres, la surface, l'âge et l'état. Un rouge parti vers le vieux rose et des franges qui prolongent les fils de chaîne, c'est bon signe. Un velours devenu dur et une usure trop régulière, beaucoup moins. Chez Tapis Boeuf, l'avis verbal est gratuit et le certificat écrit commence à 100 €. Apportez-le, ou envoyez-nous des photos du dessus et du dos.
Showroom à 15 minutes de Paris
Un Kashan vous plaît ?
Une photo arrête la couleur à une heure de la journée. Chez vous, un Kashan n'aura pas le même rouge le matin et le soir, et le lustre du kork se déplacera à mesure que vous en ferez le tour. Nous déroulons la pièce devant vous, à Sartrouville sur rendez-vous, ou dans votre salon. Toutes nos pièces ne sont pas encore en ligne : dites-nous le format, la dominante, le budget — il y a souvent en réserve ce qui n'est pas publié.